France-Ukraine, le retour ! Les champions du monde vont retrouver les Ukrainiens sur la route du Mondial-2022 au Qatar, le tirage lundi des qualifications ayant ravivé le souvenir du mémorable barrage de 2013 tout en réservant un sort plutôt clément à l’équipe de Didier Deschamps. Le groupe des Bleus est complété par la Finlande, qui les a battus à la surprise générale en amical mi-novembre (2-0) à Saint-Denis, ainsi que la Bosnie de Miralem Pjanic et le Kazakhstan, Petit Poucet que les Français n’ont jamais affronté. Les derniers tirages au sort n’avaient pas gâté les hommes de Deschamps, opposés à la Croatie (finaliste du Mondial-2018) et au Portugal (vainqueur de l’Euro-2016) cet automne en Ligue des nations, avant de retrouver le Portugal mais aussi l’Allemagne l’été prochain au premier tour de l’Euro, selon l’AFP. Mais cette fois, la cérémonie organisée depuis le siège de la Fifa à Zurich a offert un groupe D plus qu’abordable à des Français qui, en vertu de leur deuxième place au classement mondial, ont bénéficié d’un statut protecteur. “Je ne vais pas sauter au plafond par rapport au tirage, il faut toujours avoir suffisamment d’humilité et de respect” vis-à-vis des adversaires, a réagi le sélectionneur Didier Deschamps. “Évidement en étant tête de série, la France est favorite mais il faut faire le nécessaire sur le terrain pour atteindre l’objectif qui est de se qualifier pour le Mondial-2022”, a-t-il poursuivi. Les Bleus se savaient à l’abri d’un groupe ultra concurrentiel, comme les autres gros bonnets du Vieux continent que sont la Belgique, l’Angleterre, l’Espagne ou encore l’Allemagne. Mais ils pouvaient cependant tomber sur les rares “épouvantails” du deuxième chapeau, Turquie en tête. Préposés au tirage, l’Italien Daniele De Rossi (champion du monde en 2006) et le Néerlandais Rafael van der Vaart (finaliste en 2010) n’ont pas remis la sélection de Senol Günes sur la route des Bleus, incapables de battre les Turcs lors de la double confrontation de l’an dernier en qualifications pour l’Euro-2020 (défaite 2-0 à Konya puis 1-1 à Saint-Denis). A la place, les deux internationaux ont tiré l’Ukraine, un adversaire qui rappelle de meilleurs souvenirs aux Français.